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Les médecins libéraux refusent des coordinations excluant les compétences médicales

L’article 40 du PLFSS consacre une perte de chance pour les jeunes de 11 à 21 ans dans le repérage et la prise en charge de la souffrance psychique. C’est dans cette tranche d’âge que les premières manifestations des pathologies mentales les plus graves peuvent apparaître. Le diagnostic, le dépistage et la prévention exigent le concours de l’expertise et de la compétence du psychiatre.
Ce décret exclut le psychiatre des modes d’organisation envisagés dans cette démarche expérimentale alors que des expérimentations se multiplient sur le territoire à l’initiative des psychiatres, notamment libéraux. Elles visent à améliorer l’accès aux soins en proposant des espaces de coopération professionnels précisant les places de chacun et permettant de poser un diagnostic et des indications de psychothérapies selon les règles de l’art.
Les médecins libéraux dénoncent de telles propositions qui démédicalisent des parcours de soins, en excluant les psychiatres d’expérimentations sensées améliorer la prise en charge de la souffrance psychique des jeunes.
La Conférence Nationale des Unions Régionales des Professionnels de Santé -Médecins Libéraux réaffirme avec force que la médecine libérale doit avoir toute sa place dans la prise en charge des problèmes de santé de notre population, encore plus quand il s'agit des plus vulnérables.

 Paris, le 28 novembre 2016