Communiqué de presse du 21 décembre 2017

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La Conférence Nationale des URPS-Médecins Libéraux, réunie en Assemblée Générale le 16 Décembre, demande que soit strictement appliquée la loi du 26 Janvier 2016 de « modernisation du système de santé » qui a décidé la création d’un Numéro National de Permanence de Soins.

Le décret du 22 Juillet 2016 a retenu le 116 117 – numéro attendu depuis de nombreuses années par la communauté des médecins libéraux car il est essentiel à plusieurs titres :

  • il permet le désengorgement du numéro 15 qui peut, dès lors, être exclusivement consacré au traitement des détresses vitales, ce qui constitue une amélioration du service rendu à la population ;
  • il reconnait aux médecins libéraux leur rôle fondamental dans la prise en charge de la Permanence des Soins Ambulatoire ;
  • il est un support essentiel pour l’éducation de la population au bon usage des dispositifs de prise en charge des urgences et des soins non programmés. Il contribue ainsi à réduire fortement le recours aux services d’urgences aujourd’hui saturés – thème cher à notre ministre de la Ssanté.

La CN URPS-ML souligne que les Pouvoirs publics doivent mener, en collaboration avec les médecins, une vaste campagne de communication pédagogique à destination du grand public pour inciter les patients à composer prioritairement le 116 117 avant de se rendre aux urgences.

La CN URPS-ML rappelle que les Pouvoirs publics, s’appuyant sur une expérimentation conduite dans 3 régions, se sont engagés à assurer le déploiement de ce numéro début 2018 et fait savoir qu’elle n’acceptera pas que cette mise en œuvre soit remise en question au bénéfice d’un numéro unique qui regrouperait tous les appels d’urgence (police, pompiers, SAMU, centres anti-poison, 115, etc.).

Communiqué de presse du 7 décembre 2017

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La Conférence Nationale des URPS-Médecins Libéraux (CN URPS-ML) fait savoir que, suite aux remontées locales de ses URPS-ML adhérentes, elle suit avec attention le dossier des consultations avancées, et en particulier celles réalisées par le CH de Roubaix sur la commune de Wasquehal.

La CN URPS-ML rappelle que l’offre de soins ne doit pas être pensée à l’échelle d’une commune, mais de manière globale sur un territoire afin d’améliorer l’accès aux soins de la population.

Quand l’offre de soins doit évoluer sur un territoire où elle ne semble pas satisfaisante, la CN URPS-ML souligne :

  • qu’il est indispensable d’associer à la réflexion tous les acteurs présents sur ce territoire, et de favoriser l’articulation entre eux ;
  • qu’il est possible de répondre aux besoins spécifiques de ce territoire en développant des projets innovants, comme le font les libéraux avec les cabinets secondaires et la télémédecine – entre autres.

L’organisation de consultations déportées hospitalière préconisée par la Stratégie Nationale de Santé proposée par Agnès BUZYN ne peut être pertinente et efficiente que dans les zones sous-dotées, quand il s’agit de répondre à une réelle problématique d’offre de soins.

La CN URPS-ML met en garde sur le fait que le développement de telles pratiques et le déploiement de tels dispositifs dans des zones où l’offre de soins est déjà suffisante ne pourra que dissuader les libéraux de s’installer dans les années à venir, alors mêmes qu’ils sont les seuls à pouvoir assurer la couverture complète et le maillage fin du territoire national.

Communiqué de presse du 2 septembre 2017

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La Conférence Nationale des URPS-Médecins Libéraux (CN URPS-ML), réunie en Assemblée Générale le 2 Septembre 2017, fait savoir qu’elle :

  • suit avec attention le dossier IRM sur la ville de Bergerac,
  • prône les coopérations privées-publiques équilibrées et librement négociées entre les différents partenaires concernés, dans la droite ligne des recommandations de la ministre de la Santé, Mme Agnès BUZYN,
  • regrette l’absence d’un tel accord négocié à Bergerac,
  • s’inquiète des risques de délitement de l’offre d’imagerie et de désertification médicale sur le Bergeracois,
  • soutient les demandes et les propositions de coopération des radiologues libéraux de la clinique Pasteur de Bergerac – à savoir :
    • maintien de l’IRM actuellement installée sur le site de la clinique Pasteur, avec organisation d’une permanence des soins en IRM et en SCANNER sur ce site,
    • accord de principe pour participer à la télé-radiologie partagée entre les deux sites pour les deux équipements d’IRM, celui du centre hospitalier Samuel Pozzi et celui de la Clinique Pasteur,
    • engagement, si nécessaire et selon possibilités, à assurer des vacations de jour pour le fonctionnement de l’équipement d’IRM en voie d’installation sur le site du centre hospitalier Samuel Pozzi de Bergerac,
  • espère qu’une solution sera trouvée permettant une coopération gagnant-gagnant entre les radiologues libéraux et l’hôpital de Bergerac, dans le respect de la démocratie sanitaire dont témoignent la mobilisation de la population du Bergeracois (23 000 signataires en faveur du maintien d’un I.R.M. sur le site de la clinique) et le vote favorable de la CSOS du 7 Avril 2017.

Communiqué de presse du 12 septembre 2017

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L’ouragan IRMA qui a ravagé les Antilles donne l’occasion aux médecins libéraux de rappeler qu’ils sont prêts à s'intégrer aux secours aux populations lors de crises sanitaires majeures.

La CN URPS-ML souligne que les médecins libéraux assurent une offre de soins de proximité de premier comme de second recours.

Si de telles situations de crise sanitaire, qu’elles soient climatiques, technologiques ou terroristes, justifient une organisation et une coordination exceptionnelles, il n’est pas compréhensible que les médecins libéraux ne soient pas associés aux secours ou, en amont, à l’organisation de ces derniers.

Alors que le pays connaît une crise démographique des professionnels de santé, les médecins libéraux assurent la moitié des prises en charge chirurgicales ; il n’est pas compréhensible que ces ressources disponibles ne soient pas mobilisées dans de telles situations sanitaires exceptionnelles.

La CN URPS-ML demande qu’une réflexion puisse être menée sur la place des médecins libéraux dans les situations sanitaires exceptionnelles alors que certaines URPS-ML, conformément à leurs missions, sont déjà engagées dans des actions de formation et la mise en place de procédures à même de structurer les ressources libérales disponibles au profit des cellules de crise et centres de régulation.

Contact presse :
Dr Philippe BOUTIN,
Président de la CN URPS-ML