Communiqués 2022

Communiqué de presse du 17 mai 2022

La Conférence Nationale des URPS-Médecins Libéraux dénonce vivement la proposition du Doyen des doyens, consistant à profiter de l’ajout d’une quatrième année d’internat dans la formation des internes en médecine générale pour revoir la maquette et y ajouter plus de stages à l’hôpital. 

>« Si l’on veut tuer à la fois les vocations en médecine générale, et condamner l’hôpital à des solutions non pérennes, qui grèveraient encore davantage ses difficultés, c’est effectivement une excellente proposition.

ll n’est pas sérieux d’imaginer former les généralistes à l’hôpital. Nous sommes confrontés d’ores et déjà dans la majorité des territoires à des difficultés d’installation et d’attractivité, que chacun connaît parfaitement. Nous avons besoin de prendre notre part à ces difficultés en faisant preuve de pédagogie et d’accompagnement à l’occasion des stages en cabinets de ville. C’est une véritable passerelle vers l’installation. Nous ne voyons véritablement pas en quoi un stage à l’hôpital permettrait d’accompagner cette pédagogie. Il n’est pas nouveau de souligner que les deux logiques sont complémentaires, mais bien différentes. Il est urgent de ne pas rajouter des difficultés aux difficultés de l’exercice libéral », souligne Antoine Leveneur au nom de la CN URPS-Médecins Libéraux. « Découvrir l’exercice en libéral ne saurait se faire à l’hôpital .

En outre, il ne peut y avoir de négociations sans les acteurs impliqués en première ligne sur les territoires, à savoir les URPS-Médecins Libéraux ; la 4ème année est celle de la réflexion du projet professionnel, donc de l’installation, pour toutes les spécialités. Nous ne pouvons qu’être surpris par ce virage hospitalier. Nous appelons du reste la Conférence des doyens à indiquer son positionnement sur ces récentes déclarations, qui, nous le croyons, ne peuvent pas être consensuelles.

Ces propositions lancées à la va-vite montrent l’urgence d’une véritable ligne directrice, qui viendrait souligner la reconnaissance de l’exercice libéral par les autorités de santé, la réalité de son rôle, et de ses enjeux, et ce dans toutes les spécialités. Le Gouvernement doit agir en ce sens et proposer un travail collectif, qui aboutisse à un document-cadre, reconnu et respecté de tous. La période de laquelle nous sortons timidement mais sûrement exige que la médecine libérale soit reconnue, valorisée dans son agilité comme dans ses fondamentaux. Nous voulons porter une réflexion-cadre sur ce sujet, et nous ne manquerons pas de le solliciter en ce sens.»

Contact presse : Karen Bornaghi - Tél. : 06 29 90 94 93

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Communiqué de presse du 19 mai 2022

Les propos tenus par Frédéric Valletoux, Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) à l’occasion de l’inauguration du Salon Santexpo, soulignent une fois de plus la méconnaissance et le mépris criants de ce dernier pour la médecine libérale.

M. Valletoux, qui n’en est pas à sa première sortie anti-médecine libérale, a souligné une fois de plus aujourd’hui sa volonté de placer la médecine libérale sous la coupe de l’hôpital. Mais qui compense d’ores et déjà la prise en charge des urgences non programmées sur les territoires, si ce ne sont les libéraux ?

Ces déclarations sont un non-sens à quelques heures de la nomination d’un nouveau ministre de la Santé, à quelques semaines des législatives – qui plus est, pour un candidat qui se dit de terrain et qui sollicite le suffrage des électeurs pour être réélu Député de la Nation, donc de tous les Français, y compris des médecins libéraux. Elles témoignent à tout le moins d'une approche hors sol, inutilement clivante des enjeux du terrain, et surtout, inadaptée à la situation vécue par les libéraux au quotidien, et à une prise en charge améliorée des patients.

Ces déclarations témoignent également d’un esprit systématique d’opposition indigne des enjeux auxquels le système de santé est confronté ; ceux-ci imposent, dans la situation démographique actuelle, cohésion, cohérence, complémentarité, agilité et solidarité de tous les acteurs. La situation, tant des hôpitaux, que de la médecine libérale et du secteur médico-social, appelle à la responsabilité et à l’unité, et passe par la reconnaissance du travail de chacun. Le mépris est ici, comme ailleurs, irresponsable.

Plus que jamais, la CN URPS des Médecins Libéraux demande au Gouvernement, et à Mme la Première Ministre, de lancer un travail pour fixer et permettre la reconnaissance de ce qu’est la médecine libérale au quotidien, de ce qu’elle a apporté à la crise, du service rendu par les médecins libéraux dans les situations d’urgence comme de suivi des patients. Il est urgent de ne plus mépriser celles et ceux qui, au quotidien, accompagnent d’ores et déjà dans les faits l’hôpital – dont nous ne nions pas les difficultés – à tenir debout. Mais les médecins libéraux ne peuvent être tenus comptables, responsables et réduits demain à de simples supplétifs, pour sauver un hôpital public à bout de souffle. Ils ne peuvent être soumis à des stages obligatoires, à des gardes obligatoires. Sans quoi c’est demain l’ensemble de notre système de santé qui menacera de s’effondrer, faute de vocations et d’installations.

Il est urgent d’agir en lançant une concertation nationale dédiée à ces enjeux, sans attendre, dès la nomination du nouveau Gouvernement. La CN URPS des Médecins Libéraux écrira sans délai au nouveau ministre de la Santé pour le saisir de ces enjeux.

Contact presse : Karen Bornaghi - Tél. : 06 29 90 94 93

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Communiqué de presse du 26 avril 2022

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À la suite des résultats de l’élection présidentielle, la Conférence Nationale des URPS Médecins Libéraux, qui représente les médecins libéraux des territoires, félicite le Président réélu Emmanuel Macron et attend dès à présent des actions significatives marquant la prise en compte de la vision des libéraux dans la formulation de la politique de santé.

« Ce nouveau quinquennat doit marquer un nouveau départ ; la médecine libérale doit être davantage écoutée et prise en compte, et ce dès la définition des politiques de santé. La pandémie a révélé les tensions critiques qui traversent notre système de santé ; ces dernières années ont été marquées par une défiance accentuée envers les professionnels et une perte de cohérence des organisations. Les professionnels libéraux ont un sentiment de désorientation, d’épuisement professionnel, de perte de sens. Il est essentiel de les associer fortement et rapidement aux nouvelles orientations », souligne le Président Antoine Leveneur.

« Les déploiements de nouvelles organisations structurantes (communautés professionnelles territoriales de santé – CPTS, équipes de soins spécialisées) puis du service d’accès aux soins ont été menés à marche forcée, sans considération du facteur humain d’une part, et avec des périmètres mal définis source de télescopages et de perte de lisibilité, d’autre part. Il est essentiel qu’une démarche de concertation et de négociations décentralisée, puisse désormais effectivement être mise en place. »

« Sur les axes stratégiques que nous avons formulés durant la campagne, et notamment les SAS, la démographie médicale et la question de l’installation, le dialogue et la gouvernance locale, il est essentiel qu’on ne répète pas les pratiques du premier quinquennat du Gouvernement de M. Macron. Nous avons bien noté le discours du Président s’agissant de la volonté de changer de méthode ; nous attendons que ce dernier se traduise dans les faits, et ce dès la définition des axes stratégiques de la politique de santé. Il est urgent que le « Nous Tous » et la volonté de « libérer les forces entrepreneuriales » se concrétisent », précise-t-il.

« La CN URPS Médecins Libéraux prendra toute sa part dans cette dynamique et tiendra à faire entendre sa voix et ses propositions dans les prochaines semaines et sur l’ensemble des sujets santé », rappelle le Président Leveneur.

Contact presse : Karen BORNAGHI - 06.29.90.94.93

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Communiqué de presse du 13 janvier 2022

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La Conférence nationale des Unions Régionales de Médecins Libéraux souhaite réagir vivement
à l’émission Cash Investigation qui sera diffusée ce jeudi, et dont le premier reportage prétend
traiter du travail de terrain des médecins libéraux, et de la liberté d’installation.

Quel est le sens d’un tel reportage en pleine période de crise sanitaire, sans évoquer les conséquences de cette dernière sur l’organisation médicale des soins et le quotidien des professionnels de santé ? Ce reportage date visiblement de 2019.
Il n’est aucunement fait mention de la pandémie, de son impact sur les logiques d’organisation territoriale. Mme Lucet n’a-t-elle pas pu actualiser son propos ?

Bien davantage
Est-ce bien le rôle de la télévision publique d’accepter la diffusion d’un documentaire au contenu hors sol et pour le moins déconnecté des réalités, à l’heure où il y aurait par ailleurs tant à dire sur la réalité de l’exercice médical au coeur des territoires, en soutien et en relais des établissements de santé, à l’heure où les médecins libéraux ont le souci constant d’apporter réponse aux demandes des patients.

Quel sens donner au choix des « acteurs » interviewés, en l’occurrence deux anciens Présidents de syndicats, qui sont loin de représenter les médecins d’aujourd’hui pleinement engagés sur le terrain, et qui se posent en dénigreurs de la médecine libérale française ?

On peut évidemment déplorer les multiples partis-pris et raccourcis de ce reportage, malheureusement diffusé à une heure de grande écoute où les médecins n’ont pas besoin d’une telle polémique simpliste, caricaturale et mensongère. La question de la « désertification médicale » - qui est un bien grand mot, tant Paris et l’Ile-de-de-France d’où Mme Lucet semble trop peu sortir, sont représentatifs du paradoxe des déserts médicaux français-, de la manière dont la loi a depuis lors modifié la donne (création et déploiement des CPTS, développement de la téléconsultation…etc.), ne sont nullement abordées de manière sérieuse et discutée comme cela aurait dû être le cas au regard de l’angle initialement annoncé du reportage.

Les médecins libéraux rappellent qu’ils se sont pleinement mobilisés depuis le début de la pandémie, sans jamais avoir été écoutés ; qu’ils ont déprogrammé et déprogramment encore des actes à la demande de l’État et des autorités de santé. Ils ont répondu à la crise sanitaire en prenant en charge les patients COVID dans le souci permanent du maintien d’une offre de soins « hors crise ».

La CN URPS condamne la position de France Télévision qui ne porte aucune attention à la cohérence des sujets diffusés avec les enjeux auxquels est confronté le système de santé et exacerbés par la pandémie. Elle se tient à la disposition de France 2 pour apporter un éclairage factuel sur la situation sanitaire de 2022, et non pas celle de 2019.

Contact presse : Karen BORNAGHI - 06.29.90.94.93

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